Action d'adaptation à la vie active

La mise en activité, associée à l’hébergement, est ancrée dans la culture de l’association depuis sa fondation. Aussi a-t-elle développé et structuré des outils pour mettre en activité les personnes accueillies.

Le premier de ces outils est devenu un Centre d’Adaptation à la Vie Active en 1979, et s’est développé pour devenir la menuiserie Javel en 1986, installée dans les locaux de la zone des marnières à Chalezeule. En 2011, la menuiserie Javel a fermé ses portes pour des raisons économiques, mais notre action d’adaptation à la vie active perdure sous une autre forme aujourd’hui.

Nous réalisons divers travaux d’entretien de locaux, espaces verts, accompagnement au déménagement social, etc. Cette action du CHRS ne relève pas de l’Insertion par l’Activité Economique, mais est régie par le Code de l’Action Sociale et des Familles. Dans un parcours d’insertion, elle s’inscrit comme une première marche. Elle est encadrée par le décret du 3 juillet 2001 relatif aux conditions de fonctionnement et de financement des centres d’hébergement et de réinsertion sociale, qui précise dans son article 3 : "les centres d'hébergement et de réinsertion sociale peuvent organiser des actions ayant pour objet l'adaptation à la vie active par l'apprentissage ou le réapprentissage des règles nécessaires à l'exercice d'une activité professionnelle. Ces actions s'adressent à des personnes qui ne sont pas en mesure d'effectuer un travail régulier en raison d'un cumul de difficultés, notamment sociales, professionnelles ou liées à leur état de santé et qui, pour ce motif, n'ont pas vocation à bénéficier des aides à l'insertion par l'activité économique prévues par le V de l'article L. 322-4-16 du code du travail".

L’objectif d’une période en adaptation à la vie active est de reprendre un rythme, des habitudes, et de travailler sur des difficultés particulières dans un contexte de production. Aussi, nous utilisons l’AVA dans un parcours d’insertion pour un public qui ne peut pas, dans un premier temps, s’inscrire dans le cadre d’un contrat de travail et qui relève de l’aide sociale. Ce temps de travail en AVA doit être entendu comme transitoire, au même titre que l’hébergement en CHRS. Il est bien évident que l’Adaptation à la Vie Active se mène par défaut de pouvoir prétendre, à un moment donné, à un contrat de travail, comme l’hébergement en CHRS se justifie par défaut de pouvoir, à un moment donné, réunir les conditions d’entrée dans un logement autonome.


L’orientation

Les personnes sont orientées vers l’AAVA lorsqu’il y a un besoin de mise en activité rapide, motivé par :

  • le soutien à une démarche de soins,
  • l’absence de toute ressource,
  • la nécessité de se ré-entraîner au travail,
  • la nécessité d’évaluer les capacités d’une personne à tenir un poste et un rythme, comprendre les consignes…

La période de convention

L’emploi du temps hebdomadaire des personnes est réalisé pour leur permettre de souscrire à leurs démarches de soins, d’insertion, etc. Il tient compte aussi de leur résistance physique. Naturellement, les bénéficiaires sont vus par le médecin du travail.
Pendant sa période de convention, la personne est accompagnée dans ses démarches d’insertion professionnelle par un travailleur social salarié de l’AVA, et conserve le lien avec celui qui l’a orienté.
L’accompagnement se concentre sur les freins à l’emploi et parfois sur la mise en route d’un dossier de demande d’orientation vers un ESAT auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées. Le déroulement de la convention fait l’objet de points réguliers entre la personne, le travailleur social et l’encadrant technique. Ce sont essentiellement les savoirs-être qui sont en jeu : présentation, ponctualité, assiduité, respect des règles, sociabilité, travail en équipe…

La fin de la convention

Pendant la durée de la convention, tout a été fait pour que la personne puisse se projeter dans un parcours. En principe, il y a donc des pistes de sortie, qui peuvent être multiples : entrée dans une structure de l’IAE, en formation, en cure et post-cure, stage d’essai en ESAT, et, parfois, emploi classique en CDD.

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